samedi 23 décembre 2006
Statu quo ante bellum
Je voudrais revenir à l'état initial, en finir une fois pour toute avec mes crises de soi létales. Je voudrais revenir au chant du Madrigale que nous aimions d'une même voix dans l'ivresse de la table. Je voudrais revenir à la complicité, bien avant la noyade quand nos liens se sont brisés. Je voudrais revenir à la simplicité, sans ambages, sans charades, par trop sibyllins et enlisés. Je voudrais retenir mes talents d'antan et les apprentissages d'enfant, d'ado, d'adulte pas assez sage. Je voudrais retenir mes rêves sans les ternir, faire une trêve et ensevelir le goût des lévres, du fiel, des fiévres. Je voudrais redevenir l'ouvrier d'un avenir, je voudrais revenir à l'état initial, je voudrais redevenir à l'état d'animal, je voudrais revenir ourlé de désir...
lundi 18 décembre 2006
Logorrhéique
lundi 11 décembre 2006
1er point à résoudre
Je suis d'accord que les bonnes résolutions de fin d'année (ou de début d'année ça dépend de quel côté du calendrier on se place) en elle même sont d'une imbécilité incroyable, c'est au bon moment qu'on doit faire les changements... mais chaque année ça me permet de remettre de l'ordre dans ma petite caboche, puisque je n'apporte pas une grande importance à la Saint Sylvestre, j'ai fait de ce jour un reset pour mon programme... Et au programme pour 2007, élucider le conflit avec l'alcool:
- 1ère solution: ne rien changer! C'est la plus rapide, je continus de boire plus que de raison et réguliérement... puisqu'au court terme ça ne change rien à mon statut socio-professionnel. Mais à moyen ou long terme les répercussion sur ma santé risquent d'être catastrophiques.
-2éme solution: tout arrêter, "L'eau est la seule boisson indispensable à la vie" c'est ce que je me tue à dire à mes patients qui se tuent au goulot! Mais alors que faire des bouteilles de vin que j'ai accumulé avec Amour des bonnes choses?
-3éme solution: devenir un vrai alcoolique, ne plus désaouler, ne plus travailler... c'est une solution tout aussi rapide que la première.
-4éme solution: être raisonnable! Se contenter d'un verre de vin par jour, ou mieux d'une petite biére le samedi soir en mangeant. Les bénéfices à court terme seront présents et je pourrais continuer de me faire plaisir.
-5éme solution: boire toujours autant mais au lieu de le faire seul eh ben autant le faire en société... bref aller boire ma paye au troquet du coin (ah bah tient en plus y'a la serveuse qui lorgne sur moi)... à moyen terme je risque de mettre en pratique la solution numéro 3...
-6éme solution: euh!!! j'ai pas trouvé de 6éme porte de sortie...
Reste à faire un choix...
samedi 9 décembre 2006
Les fils de l'air
Une majorité de français a peur, un jour, de se retrouver à la rue... sans toit, sans logis. Il y a quelques années, lorsque j'étais un étudiant freaks à Valence, je croyais vraiment que ma vie se passerait à mendier et jongler dans les rues commerçantes de je ne sais quelle ville... Berlin peut-être! C'était une évidence, j'avais claqué la porte de l'école, je claquais mes quelques deniers en drogues et alcools... il ne me restait qu'à couper les ponts avec ma famille et je pouvais jouer les fils de l'air! Saisonnier dans une exploitation viticole, je trimais le jour, me défonçais la nuit... je vivais mes extrêmes mais j'assurais quand même au boulot. Le boulot! Mieux que la rue, mieux que l'école... l'homme est fait pour travailler, pour occuper ses heures à une tâche! Mais pas n'importe quelle tâche! J'ai pris plus de plaisir à m'exploser la colonne vertébrale dans les vignes, en sachant que de mon dur labeur naîtrait un produit de qualité, que je n'en prends actuellement à l'hopital dans un travail plus que confortable... L'homme est un animal... je voudrais retrouver ma nature!
mardi 14 novembre 2006
Mon Papa à moi est un ganster...
J'sais pas si ça vous est déja arrivé d'apprendre dans le journal que votre pére risquait 8 mois de prison... pour une bêtise qu'il a fait en plus!... bah c'est l'événement du jour pour moi... l'apprendre par le regard et la parole des médias, c'est assez pathétique je trouve et ne pas l'apprendre par le premier interressé c'est encore pire... il a fait une bêtise et je suis le premier à dire qu'il faut les assumer, je serais le premier aussi à lui trouver des circonstances (de coeur) atténuantes... c'est pas le moment de douter de son intégrité, c'est pas le moment, c'est pas le moment... PUTAIN LA CLAQUE!
je reviendrais ou je ne reviendrais pas sur cet événement... pour le moment j'ai qu'une envie me réfugier dans les bras de la morphée Chimay.
mardi 3 octobre 2006
L A E dans l'A L A T I T I A
Quelques jours avant son accident, Laetitia m'écrivait qu'elle voulait cesser de vivre car elle s'était sentie violée par ma réaction... réaction face à un Amour qui ne m'était pas entiérement consacré, réaction face à une situation qui devenait complexe et dangereuse, Laetitia tourmentée par la dualité ne sachant se résoudre à le quitter ou à me quitter... l'autre qui sait tout, qui m'agresse, qui m'incite a accélerer la chute... ça me déchirait le coeur mais il le fallait, il fallait qu'elle choisisse entre lui et moi... coquin de sort... accident grave un samedi soir, Laetitia fortement blessée est hospitalisée, le chauffeur cet autre (étaient-ils réconciliés, pensait-elle rompre?... questions sans réponses et à quoi bon!)... ses amis cherchent à me tenir éloigné, je ne saurais pas quel hôpital, on me dit explicitement que je ne serais pas le bienvenu... je suis de trop dans sa vie, s'en est de trop je plonge dans le trou... il faut s'éclipser... retrouver l'ombre de la solitude... aventure secréte je garde tout sur moi, en moi... fausses prescriptions médicales je m'envoie des boites entiéres d'opiacés, anesthésié... je recommence timidement à vivre quelques mois aprés... je la sens prés de moi un soir au Bois de Cise, un malaise m'envahi... elle est dans mon dos, je me retourne, croise son regard froid... elle est vivante, bien en vie... ça me rassure autant que cela me fait mal... je me sens coupable de lui avoir causé tant de peines, elle qui a vécu déja trop de sévices et de drames, mais j'y ai cru à l'Amour passion, celui qui vous dévore... pauvre con!
"J'ai vomi, je crois bien que c'est le goût de mon intérieur. J'ai peur, de sentir les cloisons de mon esprit. J'ai vomi et j'y ai prit goût. L'infamie peut-elle nous tenir debout? J'en ai bien peur... et je crois que je me suis endormi"
"Elle cesse d'être quand j'ouvre les yeux... je passerais 14 nuits à m'empêcher de dormir, j'aimerais que ça puisse l'effacer de mon esprit"
mardi 26 septembre 2006
Narguilaetita
Une journée de solitude ça lasse, ça blesse, ça laisse des souvenirs émerger... devant un expresso et des petits sablés à la cannelle "maison", régression... soigné de Miss Lilie mais toujours pas de Laetitia, c'était il y a trois ans (dans quelques semaines) un grand amour, un grand tourment... Les_écorchés... des écorchés, j'avais été son amant, celui qui lui fit découvrir les baisers et la tendresse... avant qu'un accident ne lui fasse changer d'adresse, nan ce n'est pas par maladresse si j'ai laissé le silence... bienséance... j'en ai souffert, ma douce amère... endormi par les opiacés, j'ai essayé de ne pas m'ouvrir... la plaie béante, la peau pâle, je m'amaigri, je n'ai pas l'âme aigrie mais le triangle inversé réapparaît... tu réapparais, nue, sans apprêts, tu m'expliquais La Tentation de Saint Antoine, je buvais le flot de tes paroles d'étudiante en art... nos corps lezardés... je me hasarde à relire les mots que tu m'inspirais... rien n'a changé!

mercredi 20 septembre 2006
Pertes et tracas
J'ai perdu la notice, la notification, pour une permissive fornication, j'ai pas trouvé la formatrice, aux formes matrices d'une conjonction d'insubordinations, j'en informe les peaux lisses du monde entier, mon informe pelisse émondée entre dans le domaine public, je suis ouvert aux journées du patrimoine génétique, pour qui veut brasser ses partitions aux miennes, j'ai des munitions, fermons les persiennes... J'ai perdu la notice et les annotations, je me suis trompé de police, de casse et de pagination... J'ai dupé la motion de la marémotrice... J'ai goûté la potion du druide Panoramix... J'ai perdu la notice, l'énumération, la liste exhaustive des souhaits à exauxer... J'ai perdu la recette de l'exquis succédané, mon escape, space cake, pour épuiser l'épicentre épicé de mes tremblements de nerfs... J'ai perdu la notice... J'ai pendu le notaire...
lundi 18 septembre 2006
Fin d'une histoire
Vas-y retournes dans ton brouillard je range mes rêves de ptit garçon On aura appris mais bien trop tard qu'amour d'enfance n'est pas passion J'ai zoné hier dans ton couloir je m'suis assis sur le paillasson J'ai fermé les yeux pour qu'il fasse noir ta voisine a fait cuire du poisson J'ai eu la nausée d'entrevoir mon amour s'éteindre ainsi sans un son...
jeudi 14 septembre 2006
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pas réussi à capter mes rêves, pas réussi à capturer le sommeil, pas réussi à signer une trêve...









